
Le 27 mai, notre groupe de 30 personnes s’est envolé pour un petit territoire, niché dans le talon de la botte italienne : Les Pouilles …
Notre voyage commence par un petit bijou caché, la ville de Trani, ville de soleil, mer et maisons blanches. On commence par une promenade sur son port ravissant, entouré de maisons blanches et d’un centre historique riche en palais et en églises anciennes, la plupart de style roman. On atteint la cathédrale qui se dresse imposante, majestueuse. C’est la reine des cathédrales avec sa position ravissante au bord de la mer. Dans l’écrin offert par la mer qui la cerne de toute part, elle semble émergée du fond de l’eau. Depuis son parvis, on peut non seulement ressentir les bénéfices de la bise marine mais aussi jouir de la vue sur l’immensité bleue de la mer et sur le château. Elle est consacrée à St Nicolas le Pèlerin. L’intérieur est aussi majestueux orné de vestiges de mosaïques. La crypte sous la cathédrale, abrite les ossements de st Nicolas le Pèlerin. Trani est aussi un port de pêche charmant avec un port de plaisance sympathique qui attire la foule en ses bars en bord de mer. Nous nous sommes d’ailleurs désaltérés à la terrasse d’un de ses bars.
Petite balade authentique à Barletta, son château, sa cathédrale où nous avons pu assister à une messe et son colosse, une grande statue de bronze d’un empereur romain haute d’environ 5 mètres. Très belle statue imposante et pour d’autres une petite glace.
Notre hôtel, le grand hôtel Terme Di Margherita Di Savoia qui nous a impressionnés par son panorama de rêve. Apéritif de bienvenue.
Monte San Angelo, c’est le plus haut centre habité du Gargano. Il est reconnu comme site du patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la colline se trouve le château de Monte San Angelo. La partie la plus ancienne est particulièrement puissante. C’est la tour avec une forme pentagonale. La basilique San Michele fut construite à l’endroit où l’archange Michel est apparu pour la première fois dans une grotte en descendant 86 marches. Nous avons assisté à la messe dans ce lieu atypique. Il est très agréable de se promener dans les ruelles où l’on peut trouver les spécialités locales comme le fromage, les fèves et les osties (desserts à base d’amandes) ou dans ce quartier millénaire abritant de petites maisons mitoyennes. Elles ont été créées comme refuges pour les pèlerins. Le repas fut le bienvenu avec charcuteries du pays et dans un restaurant au cadre agréable avec vue panoramique sur l’Adriatique.
L’après midi fut consacré à la découverte d’une amanderaie. Nous avons rencontré un jeune couple producteur d’amandes. Leur mission est de produire de manière saine et naturelle et dans le plein respect du terroir et de ses cycles de vie pour garantir un produit naturel qui exprime pleinement les saveurs typiques exclusives du terroir. Ils prennent soin de leurs plantes avec un dévouement et une attention extrêmes à leur santé et à notre santé, en excluant l’utilisation de pesticides, d’herbicides et autres substances nocives. Les amandiers poussent heureux caressés par le soleil et le vent des Pouilles. Ce fut aussi l’occasion de déguster des amandes sucrées, salées, au chocolat etc.. Ah ?? que voit on ?? des pieds bleus, serait ce des schtroumpfs et des schtroumpfettes ?
Bari, capitale des Pouilles allie le charme du bord de mer à l’attrait historique. On commence notre périple par le Castello Svevo, une structure imposante. Nous parcourons des ruelles tortueuses. C’est là que les femmes fabriquent encore à la main les fameuses orecchiettes (pates en forme d’oreilles) sur le pas de leurs portes. Dans les Pouilles, on mange des orecchiettes à toutes les sauces. Cette grande ville portuaire s’ouvrant sur la mer Adriatique regorge de sites touristiques incontournables. La cathédrale San Sabino dont les arches, les pilastres et la fenêtre en rosace témoignent de l’élégance de l’art romain. La basilique Saint Nicolas, le saint patron des marins, des voyageurs et des enfants. La crypte abrite les reliques du Saint. C’est un centre de pèlerinage. Ensuite une petite promenade sur la Lungomare Nazario Sauro longeant la mer et puis le repas dans un restaurant typique où l’on nous a offert du limoncello. Ah, nous avons maintenant dans notre groupe trois apuliens avec leur casquette tressée qui imite la paille. C’est léger et solide tout en permettant de laisser passer l’air et donc de laisser passer la fraicheur pendant ces chaudes journées. C’est l’accessoire de mode idéal pour l’été, n’est ce pas messieurs ?
Après midi passée dans une entreprise d’huile d’olives. L’huile d’olives des Pouilles est appelée l’or des Pouilles, car la culture des oliviers dont est extraite une des meilleures huiles extra vierge d’Italie, est millénaire dans cette région. Après la visite de l’entreprise, nous avons profité d’une séance de dégustation.
Lecce, s’il y a bien une ville à ne pas manquer, c’est Lecce. Loin d’être pouilleuse, Lecce fait impression. Elle est sans conteste l’une des plus belles villes . Lecce le soir, le vieux centre historique s’habille de couleurs et de mystères. La Piazza Del Duomo, l’une des plus belles. Elle possède un charme particulier, vide au milieu et fermée par tous les bâtiments alentour. Il est agréable de se balader dans ses vieilles rues bordées de glaciers et de pizzérias.
Petite journée de surprises… Première surprise, notre chauffeur Donato nous a offert les cerises de son jardin. Puis visite de la vieille ville médiévale entourée de remparts : Otranto à l’extrémité orientale de l’Italie. L’église byzantine de St Pierre est l’un des sites incontournables d’Otranto. Pourtant elle est bien cachée et il est facile de la manquer. Le plus intéressant sont les superbes fresques intérieures qui recouvrent les voutes et les murs de cette modeste église. La cathédrale, le sol est entièrement pavé d’une immense mosaïque représentant un arbre de vie. En levant les yeux on peut voir un joli plafond à caissons bleu et or. Dans la chapelle, sont conservés les ossements de saints martyrs d’Otranto. Ces 800 personnes ont été décapités par les turcs pour avoir refusé de se convertit à l’islam. Otranto est d’ailleurs considéré comme une ville martyre. Une promenade sur les remparts permet d’admirer la vue sur la mer avec son eau turquoise. Quoi de mieux que de se perdre dans les petites ruelles de la vieille ville. Deuxième surprise, un petit tour en bateau pour découvrir la côte. Le temps nous le permettait. Didier et Gaby ont succombé à la tentation de prendre un bain. Ensuite repas dans une masseria, une propriété agricole familiale. Un déjeuner sous la pergola, une sensation de paix et de tranquillité.
Gallipoli est une jolie ville côtière, elle semble flotter sur la mer émeraude. Découvrons sa vieille ville historique encerclée par une muraille, son port de pêche, ses plages, son marché aux poissons. Déambulons dans ses ruelles étroites, regardant les linges suspendus, admirons les étals de poissons etc.. La Cathédrale di San Agata, ce joyau baroque passerait presque inaperçu dans la vieille ville. Sa façade travaillée nous rappelle Lecce. Par contre elle est cernée par des habitations et on peine à voir son ensemble, quitte à se dévisser le cou. Nous avons fait un casse chez le meilleur glacier de la ville.
Lecce est une charmante ville d’art, un véritable musée à ciel ouvert. A Lecce, tout se visite à pieds et le nez en l’air. Suivez nous. La plus belle réussite de Lecce, la Piazza Del Duomo. Ici tout est beau, blanc et baroque à 360°. La stupéfiante basilique de Santa Croce fait figure d’icône historique, son immense façade tout en pierre blanche soigneusement ciselée est une véritable bande dessinée. Avec un peu de chance, nous sommes tombés sur le discret petit théâtre romain. Lecce c’est aussi un adorable labyrinthe de ruelles qui se tortillent, de petites maisons de pierre, de vieilles portes en bois sculpté, de balcons fleuris. Nous avons eu droit aux couleurs vives de bougainvilliers en fleurs. Enfin niveau boissons, on peut craquer pour le caffe leccese dégusté glacé avec du lait d’amandes. Lecce est aussi la spécialiste de l’art du papier mâché. C’est réellement une ville superbe d’où son surnom de Florence du sud. Petite pause détente avec une figue aux amandes et un petit verre de limoncello offert par Donato, notre chauffeur et Cristina, notre guide.
Dégustation de vin dans une entreprise familiale. Un bon moment
Alberobello, petite ville connue comme la capitale des trulli. Elle attire pour ses constructions bien caractéristiques du coin, les trulli. Des maisons aux murs de chaux, aux toits coniques faits de pierres locales entassées sans ciment. Partout où se promène le regard, des maisons basses en pierres sèches envahissent les ruelles. Les toits sont enrichis de symboles graphiques d’inspiration chrétienne ou profane. Ce sont des exemples remarquables de la construction sans mortier.
Cisterno est un incontournable pour les amateurs de viandes. C’est parti pour les grillades. la convivialité d’un bon barbecue au restaurant. Le village de Cisterno a aussi beaucoup de charme et permet une balade agréable. Cap sur Ostuni. Edifiée sur trois collines, cette cité surnommée la ville blanche, semble surgir de nulle part au milieu de la campagne. Elle offre une vue enchanteresse qui s’étend d’une mer d’oliviers centenaires aux eaux cristallines de la mer adriatique. Elle est célèbre pour ses maisons aux façades blanches dans un dédale de ruelles étroites qui rappellent la Grèce. Elle a des airs de cyclades. Elle est aussi célèbre pour sa cathédrale tout en haut perchée. Petite pause photos : les oliviers séculaires qui avec leur taille et forme peuvent être considérés comme de vrais monuments végétaux.
Cap sur Matera. Gros coup de cœur pour cet endroit, c’est une perle. Matera a une histoire bien particulière, c’est une des plus anciennes cités du monde. A la préhistoire, la présence humaine a profité de grottes pour y habiter. Puis ils se sont mis à creuser la roche très friable pour construire des maisons. Les sassi, sorte de médinas troglodytiques dans lesquelles les hommes se sont installés. C’est un paysage singulier et photogénique. Au 19ème siècle, les sassi devinrent les abris les plus pauvres. Familles et animaux cohabitaient sans eau courante, sans électricité, beaucoup de maladies. Matera fut symbole de honte nationale, misère et pauvreté. Après un programme de restauration, les habitants sont relogés dans une nouvelle ville créé sur les hauteurs. Et Matera est devenu la capitale européenne de la culture. Plusieurs films ont été tournés à Matera dont La Passion du Christ avec Mel Gibson. C’est un lieu impressionnant et unique, hors du temps. Puis vint le temps de l’apéro.
Petite pause chez un boulanger pour déguster le pain d’Altamura, l’une des plus célèbres spécialités de la riche gastronomie et cuisine des Pouilles. Un moment inoubliable aussi. Martina Franca, une jolie ville perchée avec une belle architecture baroque. Véritable fond de peinture pour les artistes, c’est aussi une ville très vivante. Les ruelles, places et palais surgissent au fur et à mesure de la visite de la vieille ville. Nous avons aussi assisté à une procession. A la fin de cette journée, repas dégustation de spécialités locales.
Ce petit territoire que sont les Pouilles, au cœur des champs d’oliviers centenaires, des vignobles, des vestiges des périodes grecques, romaines ou encore baroques, nous a conquis. Les Pouilles, c’est une palette de couleurs intenses, chaudes, de senteurs, de saveurs et d’histoire. Couleur jaune comme l’huile d’olive et vert comme les feuilles de l’olivier qui ne les perd jamais.